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L'adolescent 2019, catastrophe ! Vraiment ?

Mis à jour : 23 sept. 2019


Ils sont paresseux, accros à l’électronique, exposent leur vie sur les réseaux sociaux et basent leur confiance sur le nombre de like et de followers. Ils ne pensent qu’à eux, passent tous leurs temps libres avec leurs amis et ne démontrent pas beaucoup d’intérêt envers les études. Ils dépensent l’argent qu’ils n’ont même pas encore gagné et rêvent d’avoir une voiture de luxe et une grosse maison. Tout ça, sans aucun effort. Ils sont inconscients et surtout irresponsables. Ils courent après l’amour et s’accrochent une fois qu’ils l’ont trouvé.



Mais pourquoi ? Vous êtes vous réellement posé la question ?


Quand…un bébé de 2 mois qui nous réveille la nuit, c’est normal, il a faim, nous prenons le temps de le nourrir et de le rendormir. Un enfant de 2 ans qui se brule sur une chandelle ce n’est pas sa faute parce qu'il ne savait pas et nous prenons le temps de lui expliquer. Un enfant de 5 ans qui tombe a vélo, il apprend à pédaler à deux roues, nous prenons le temps de lui expliquer. Un enfant de 8 ans qui coule un examen de mathématique, il est en apprentissage, nous prenons le temps de l’aider à étudier.






Voulez-vous bien me dire ce qui se passe avec les parents à l’adolescence?? Nos enfants sont toujours des enfants et ils ont toujours autant besoin de notre aide, nos conseils, notre amour et notre soutien. Par contre, un enfant de 13 ans qui prend de la drogue, c’est un irresponsable et nous le punissons pour lui faire comprendre que nous ne sommes pas contents. Un jeune de 16 ans qui nous réveille en entrant d’un party à 1h du matin, on se fâche et le prive de sortie. Un enfant de 15 ans qui coulent un examen de mathématique, c’est qu’ il n’a pas assez étudié, il passe trop de temps sur son cell et devant la tv, nous le privons d’électronique et de sortie jusqu’a ce que ses notes augmentent. Pourtant, ils sont encore en plein apprentissage…



Imaginez combien c’est stressant pour un jeune de 15 ans d’annoncer à ses parents qu’il a échoué un examen. Vous trouvez ça normal ?? Moi non ! Un enfant qui échoue devrait pouvoir compter sur le support de ses parents pour le guider. Comment ? En l’aidant à trouver l'équilibre entre leur vie sociale qui est en pleine explosion, leurs hobbies et leurs études. Un jeune de 16 ans qui réveil ses parents parce qu’il revient d’un party, qui a trop bu et qui ne réalise pas qui fait du bruit, ça s’appelle des expériences et c’est en partie à ça que l’adolescence sert. Imaginez, que vous vous leviez, guidez votre enfant vers sa chambre, lui donnez deux advils, un grand verre d’eau, vous l’aider à se mettre au lit et lui donner un bisou sur le front. Pour moi, c’est ça être parent. Vous allez bien sûr prendre le temps d’en discuter avec lui, mais il ne sera pas sur la défensive, car plutôt que de lui avoir crié dessus la veille vous l’avez supporté, aimé et guidé.



Je pense sincèrement qu’il est temps de changer la façon d’agir avec nos ados. Ce n’est pas facile pour nous l’adolescence, mais imaginez pour eux. Développer leur confiance, leur force, apprendre à résoudre des problèmes, trouver des solutions, régler des conflits…c’est à la maison que ça commence.



"Notre rôle de parent ne change pas…c’est les situations qui changent, à nous de s’ajuster."






Nos ados sont le reflet de nous, leurs parents. Nous sommes leurs exemples, leurs références, leurs modèles et leurs piliers de confiance. Selon moi nous aurons avec nos enfants la relation pour laquelle nous aurons fait les efforts en tant que parents. Contrairement à ce que vous croyez, nous faisons partie du problème et je dirais même que nous sommes la base du problème.



Nous voulons que nos enfants deviennent des adultes responsables, avec une belle carrière, un bon revenu, de bonnes relations, une bonne réputation. Mais, votre ado…il veut quoi lui ? C’est déjà très difficile de travailler pour atteindre leurs propres objectifs, imaginez si nous leur exigeons d’atteindre les nôtres en plus!

C’est clair que nous voulons le meilleur pour nos enfants, mais le meilleur selon nous n’est pas nécessairement le meilleur pour eux.



Imaginez une minute que votre enfant trouve que vous sortez trop, qu’il décide de vous confisquer votre voiture et de réduire vos heures de sortie. Que par la suite, il limite vos consommations d’alcool et vous force à vous coucher plus tôt pour que vous soyez plus patient le lendemain. Vous allez me dire, « oui, mais moi je suis le parent et lui l’enfant ». Belle constatation, mais n’oubliez pas que le fait d’être le parent ne vous donne pas le droit de gérer la vie de votre enfant. Laissez-le se coucher tard et constater combien les journées sont longues et pénibles quand il est fatigué. Laissez-le boire trop, pour qu’il comprenne que de dormir par terre à côté de la toilette et que les lendemains de brosse ne sont vraiment pas agréable. Ils doivent pouvoir subir les conséquences directement reliées à leurs décisions et leur geste, pour pouvoir prendre de meilleures décisions par la suite.



Si votre enfant consomme de la drogue, avez-vous pensé prendre le temps de discuter avec lui avec une grande ouverture afin de comprendre pourquoi il consomme. Que vous soyez en accord ou non avec votre enfant, sachez qu’il le fera quand même. C’est sa vie, ses expériences et ses limites. Vous pouvez bien sûr lui parler de vos inquiétudes et de vos valeurs, mais inutiles de lui imposer…cela vous appartient et si vous lui imposé, il va se fermer.



L’adolescence est un passage de l’enfant à l’adulte. Leur corps change tout autant que leur façon de penser. Ils découvrent l’amour, la sexualité explore l’indépendance, il font des expériences. Ils doivent faire des essaient erreur comme quand ils étaient petits. C’est comme ça qu’on apprend.


J’ai toujours dit à mes enfants, que dans la vie on ne perd jamais, soit on gagne soit on apprend. Nous devons absolument changer la pensée sociale envers eux, car c’est un lourd fardeau à porter. Nos adolescents devraient être fiers de grandir, de changer et de développer leur indépendance. Ils ne devraient pas compter les années qu’il leur reste à vivre chez leurs parents et rêver du jour ou ils vont quitter la maison. Ils devraient se concentrer sur bâtir leur confiance, être heureux, être sensible aux gens qui les entourent, développer leurs passions…



La maman que je suis a souvent été pointée du doigt et jugée par d’autres parents. Mais savez-vous quoi, pour moi le plus important c’est les relations incroyables et les liens de confiance que j’ai bâtis avec mes enfants.


Mon adolescence je l’ai passé avec mon père. Il m’a toujours fait confiance et m’a laissé vivre mes expériences. Sans jamais me faire sentir qu’il se foutait de moi, au contraire, il prenait le temps de discuter avec moi et de mettre ses limites, mais surtout il respectait les miennes. Lorsque je rentrais du travail, mes amis étaient déjà chez nous et discutaient avec mon père en m’attendant!Il m'a donné la confiance que j'avais besoin pour avancer dans la vie. Aujourd’hui à l’aube de mes 40 ans, je suis fière de réussir à être à l’image de ce parent présent, compréhensif, autoritaire et aimant qu’a été mon père.




Soyez ce parent qui inspirera vos enfants. L’adolescence est la période la plus difficile, mais aussi la plus belle et la plus enrichissante. Personne ne vous demande d’être parfait…mais excusez-vous quand vous perdez le contrôle, expliquez vous quand vous êtes déçu ou fâché et surtout écoutez et respectez vos enfants. Ce que vous bâtissez comme relation aujourd’hui sera à l’image de celle que vous aurez quand vos enfants seront adultes.



Mettre un enfant au monde ne nous donne aucun droit. En fait, cela nous donne plutôt des devoirs comme les nourrir, en prendre soin, les guider, les aimer, les protéger…!



"Changez un mot à la fois ... contrôler par guider, gérer par conseiller, entendre par écouter, régner par travail d'équipe."



Mom


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